Dans ce court texte (en téléchargement ci-dessous), Charles Heimberg, enseignant à l’IFMES et à l’Université de Genève, interroge les liens entre histoire et mémoire et leurs interactions. Il propose également des pistes pédagogiques qui permettent d’intégrer dans la grammaire de l’histoire enseignée ce travail de différenciation. Cette démarche permet alors de examiner ce que Charles Heimberg appelle : « territoires de la mémoire », c’est-à-dire : « des questions d’histoire [...] socialement vives », et leurs représentations dans les mémoires culturelles, questions qui sont objets de débat aussi bien parmi les historiens que dans la société. Il cite comme exemples de mémoires donnant lieu à des commémorations : le mythe des Waldstaetten et le rituel de la prairie du Grütli, ou la fête de l’Escalade à Genève. A l’inverse, d’autres mémoires sont passées sous silence et ne donnent pas lieu à un rituel commémoratif, comme celle de la fusillade du 9 novembre 1932, ou sont perçues comme problématiques dans l’espace public , ainsi , l’attitude de la Suisse durant la seconde guerre mondiale.
Liens